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04/02/2013
« L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible. »
Merci pour votre passage .
A quoi vise l’art ?
En fait, quel serait le but de l’art, à part nous faire prendre conscience, nous amener à la connaissance des choses qui ne percutent pas directement nos sensations et notre conscience, grâce à des objets figurant dans le monde extérieur, et à notre intelligence, notre spiritualité.. via, nos émotions
En d’autre terme, l’art aurai-t-il une autre fonction que de nous ouvrir les yeux ?
Peut-être !
« L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible. »
Michel Glanzmann
En fait, quel serait le but de l’art, à part nous faire prendre conscience, nous amener à la connaissance des choses qui ne percutent pas directement nos sensations et notre conscience, grâce à des objets figurant dans le monde extérieur, et à notre intelligence, notre spiritualité.. via, nos émotions
En d’autre terme, l’art aurai-t-il une autre fonction que de nous ouvrir les yeux ?
Peut-être !
26/10/2012
Apparition ..sabbat ...
La lune s'attristait. Des séraphins en pleurs
Rêvant, l'archet aux doigts, dans le calme des fleurs
Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
De blancs sanglots glissant sur l'azur des corolles.
Rêvant, l'archet aux doigts, dans le calme des fleurs
Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
De blancs sanglots glissant sur l'azur des corolles.
Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue
Et dans le soir, tu m'es en riant apparue
Et j'ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes beaux sommeils d'enfant gâté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d'étoiles parfumées.
Et dans le soir, tu m'es en riant apparue
Et j'ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes beaux sommeils d'enfant gâté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d'étoiles parfumées.
- Stéphane MALLARME (1842-1898) Stéphane MALLARME (1842-1898)
Je
connais l’endroit,
Je connais la clairière
Où font leur sabbat,
Les affreuses sorcières !
Elles dansent en rond,
Hurlant dans le vent,
D’ignobles chansons
Le démon encensant !
Crachant le feu.
Avec soudain,
Des éclairs dans les yeux,
Elles lancent à pleines mains,
Des maléfices dans la nuit,
Aux hôtes de la forêt,
Qui loin de la clairière fuient
Ce sabbat endiablé !
Je connais la clairière
Où font leur sabbat,
Les affreuses sorcières !
Elles dansent en rond,
Hurlant dans le vent,
D’ignobles chansons
Le démon encensant !
Crachant le feu.
Avec soudain,
Des éclairs dans les yeux,
Elles lancent à pleines mains,
Des maléfices dans la nuit,
Aux hôtes de la forêt,
Qui loin de la clairière fuient
Ce sabbat endiablé !
Pere
Guisset – Pâques 1998
Araignée du matin: chagrin,
pensait un bébé coccinelle
cherchant à libérer ses ailes.
Araignée du midi: souci
grognait un rat dans son chagrin
de voir un chat près de sa belle.
Araignée du soir: espoir,
disait au briquet l’étincelle
mourant dans le vent du jardin.
Mais l’araignée dans sa nacelle
prisonnière à vie de sa faim
rêvait qu’elle était hirondelle.
Pierre Béarn
24/08/2012
J'ai demandé a la lune ..
"Moi je veux tout, tout de suite – et que ce soit entier – ou alors je
refuse ! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d’un petit
morceau si j’ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd’hui et
que cela soit aussi beau que quand j’étais petite – ou mourir."
(J.Anouilh- Antigone)
(J.Anouilh- Antigone)
27/04/2012
Le Marionnettiste ..
Mais dis-moi tout
Marionnettiste
J’ai des ficelles à mon destin
Tu me fais faire un tour de piste
Mais où je vais je n’en sais rien
Mais dis-moi tout
Marionnettiste
Marionnettiste
J’ai des ficelles à mon destin
Tu me fais faire un tour de piste
Mais où je vais je n’en sais rien
Mais dis-moi tout
Marionnettiste
18/10/2011
.Hier au temps d'avant....
..Hier au temps d'avant...." Poésie de Rondeau ".
Hier au temps d'avant,si loin qui se retient
Souvenirs imprécis en détails incertains
Brides des bons instants,vécu d'insouciance
Indélébiles traces,marquent l'enfance
Palette de saveurs aux multiples parfums
Des grandes herbes fauchées,en devenir foin
De luzerne fleurie destinée aux lapins
Gardés,ces fumets je m'en fais référence
....Hier au temps d'avant....
M'en retourner,à ces jours sans peur des demains
Ces moments éloignés,ainsi je me souviens
A lui sont mes pensées,uni aux essences
Emotion à revoir,j'en fais confidence
Les cheveux blanc au vent de grand-père au jardin
....Hier au temps d'avant....
Hier au temps d'avant,si loin qui se retient
Souvenirs imprécis en détails incertains
Brides des bons instants,vécu d'insouciance
Indélébiles traces,marquent l'enfance
Palette de saveurs aux multiples parfums
Des grandes herbes fauchées,en devenir foin
De luzerne fleurie destinée aux lapins
Gardés,ces fumets je m'en fais référence
....Hier au temps d'avant....
M'en retourner,à ces jours sans peur des demains
Ces moments éloignés,ainsi je me souviens
A lui sont mes pensées,uni aux essences
Emotion à revoir,j'en fais confidence
Les cheveux blanc au vent de grand-père au jardin
....Hier au temps d'avant....
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L'amour et la mort "Poésie de Louise Ackerman "
Sous le voile léger de la beauté mortelle
Trouver l'âme qu'on cherche et qui pour nous éclot,
Le temps de l'entrevoir, de s'écrier : " C'est Elle ! "
Et la perdre aussitôt,
Et la perdre à jamais ! Cette seule pensée
Change en spectre à nos yeux l'image de l'amour.
Quoi ! ces vœux infinis, cette ardeur insensée
Pour un être d'un jour !
Et toi, serais-tu donc à ce point sans entrailles,
Grand Dieu qui dois d'en haut tout entendre et tout voir,
Que tant d'adieux navrants et tant de funérailles
Ne puissent t'émouvoir,
Qu'à cette tombe obscure où tu nous fais descendre
Tu dises : " Garde-les, leurs cris sont superflus.
Amèrement en vain l'on pleure sur leur cendre ;
Tu ne les rendras plus ! "
Mais non ! Dieu qu'on dit bon, tu permets qu'on espère ;
Unir pour séparer, ce n'est point ton dessein.
Tout ce qui s'est aimé, fût-ce un jour, sur la terre,
Va s'aimer dans ton sein.
Trouver l'âme qu'on cherche et qui pour nous éclot,
Le temps de l'entrevoir, de s'écrier : " C'est Elle ! "
Et la perdre aussitôt,
Et la perdre à jamais ! Cette seule pensée
Change en spectre à nos yeux l'image de l'amour.
Quoi ! ces vœux infinis, cette ardeur insensée
Pour un être d'un jour !
Et toi, serais-tu donc à ce point sans entrailles,
Grand Dieu qui dois d'en haut tout entendre et tout voir,
Que tant d'adieux navrants et tant de funérailles
Ne puissent t'émouvoir,
Qu'à cette tombe obscure où tu nous fais descendre
Tu dises : " Garde-les, leurs cris sont superflus.
Amèrement en vain l'on pleure sur leur cendre ;
Tu ne les rendras plus ! "
Mais non ! Dieu qu'on dit bon, tu permets qu'on espère ;
Unir pour séparer, ce n'est point ton dessein.
Tout ce qui s'est aimé, fût-ce un jour, sur la terre,
Va s'aimer dans ton sein.
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Tard dans la vie "Poésie de Pierre Reverdy".
Je suis dur
je suis tendre
Et j'ai perdu mon temps
À rêver sans dormir
À dormir en marchant
Partout où j'ai passé
J'ai trouvé mon absence
je ne suis nulle part
Excepté le néant
je porte accroché au plus haut des entrailles
À la place où la foudre a frappé trop souvent
Un cœur où chaque mot a laissé son entaille
Et d'où ma vie s'égoutte au moindre mouvement
Pierre Reverdy, l'ermite de Solesmes, est un poète passé de mode. Lui qui fut si longtemps considéré comme le plus grand .
Je vous propose de découvrir sa biographie sur ce site très intéressant.
http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/reverdy/reverdy.html
08/03/2011
Le langage des mains
Les voix se sont tues, et avec elles le tumulte des mots superflus. Car dans l'empreinte laissée par le verbe assoupi, un autre langage vient naître à la vue : le parler muet des mains caressantes, poignantes ou suppliantes, le discours silencieux des mains.
Les mains sont de bien touchantes messagères. Qu'en elles se devinent de profonds sillons ou de tendres courbes, qu'elles soient mains de mendiant ou mains de souverain, elles partagent un même destin et nous rappellent, en leur nudité crue, l'universelle finitude et la fugacité des instants vécus. Fragiles incarnations, elles nous parlent d'amour et de pardon, estompent les vestiges de l'individualité et nous ramènent vers une humanité paisible, réconciliée. Car les mains, plus que toute autre partie du corps, s'exposent : en se donnant à voir et à saisir, elles se montrent et se mettent en danger à la fois. Leur force, elles la puisent au creux de la caresse, quand la lutte fait place à l'abandon et que, le temps d'un frôlement, elles consentent au contact, sans crainte de se perdre.
Anne-Sophie Reineke
Chaque main a son langage dans l'empreinte indélébile du temps présent.
Nad.
Nad.
Mes premières ébauchent d'un thème sur le langage des mains .
27/04/2009
25/04/2009
D'ombre et de Lumiére (I)
Ceux qui refusent les mensonges, ceux qui ne sont pas compromis dans les affaires louches du monde, ceux qui ne se sont pas avilis, qui n'ont pas été vaincus, ceux qui ont continué à vibrer quand tous les autres se sont endormis : la lumière n'a pas quitté leurs yeux. Elle continue à sortir de leur peau, de leur âme, la lumière pure qui ne cherche pas à vaincre ou à détruire.
Mais lorsque tout devient gris de fatigue et d'usure, lorsque la plupart des êtres se sont éteints et se sont effacés, alors on remarque cette lueur étrange qui brille par endroits, comme des feux de braise. Quelle est cette lueur? Que veut-elle? Est-ce le désir? Le plus simple désir alors, la force de la vie, la force de la vérité.
Le Clezio L'inconnu sur la terre
07/04/2009
14/01/2009
Ineffaçables printemps.
20/11/2008
La nuit des notes
17/11/2008
Les fenêtres ( baudelaire)

Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte,
ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée.
Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie.
Par delà des vagues de toits, j'aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec son geste, avec presque rien, j'ai refait l'histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant.
Baudelaire.
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